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Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie
COMMUNIQUE Les familles de disparu(e)s encerclées et battues Suite aux déclarations de Farouk Ksentini, Président de la Commission Nationale Consultative de Promotion et de Protection des droits de lHomme (CNCPPDH), dans le journal « Echourouk El Yaoumi », du 3 novembre, préconisant lindemnisation des familles par « 100 millions de centimes et un acte de décès pour clore le dossier des disparu(e)s », les familles des Disparu(e)s, ont décidé de se rendre à la Présidence de la République à partir du lieu de leur rassemblement hebdomadaire devant le siège de la CNCPPDH., le mercredi 6 novembre dernier.
A peine, cinq cents mètres effectués, les manifestantes en tête de cortège ont été bloquées par les forces de lordre déployées en nombre impressionnant qui nont lésiné ni sur les coups, ni sur les insultes, frappant sauvagement à coup de poing, de pieds, des femmes pour la plupart très âgées. Un des journaliste d « El Fadjir », qui suivait la manifestation pour les besoins de son travail, Ibrahim Fakhar, a été frappé sur les lieux avant dêtre emmené au commissariat de Cavaignac et où il a, violemment, été battu. Un autre, a été menacé par un officier qui lui a affirmé : « Si tu écris un mot sur moi, je te flingue ».
SOS Disparus et le Collectif des Familles de Disparus en Algérie, à lannonce de ce projet, avaient immédiatement réagi et réitéré leur exigence dans le traitement du dossier des Disparu(e)s en Algérie, réclamant que la Vérité et la Justice soit faites. « La seule pensée que lon ose croire que lon puisse remplacer un être cher par une somme dargent et un bout de papier nous est insupportable ».
Rencontré le 5 septembre dernier, le président de la CNCPPDH, Farouk Ksentini, avait à cette époque, soutenu les revendications des familles et de leurs représentants dAlger, de Constantine, dOran, de Sétif, de Rélizane et de Mostaganem. Il avait affirmé ne pas « être de ceux qui se contentent dévoluer dans un cercle vicieux ».
Un Mémorandum lui avait été remis qui définissait les principes de base pour une démarche commune du règlement du dossier et demandait un processus de vérité sur le sort des disparus ainsi quune politique de réhabilitation.
Paris le, 7 Novembre
2002 |
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www.algeria-watch.org
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