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UN PERE DE FAMILLE INTERPELLE LES HAUTES AUTORITES DU PAYS "Je veux faire le deuil de mon fils assassiné"Le Soir d'Algérie, 23 avril 2007 C’est un père déterminé plus que jamais à ce que justice soit faite qui s’est déplacé hier à notre rédaction, pour «revendiquer le jugement des assassins de mon fils Tarek». «Cela fait dix années que j’ai perdu mon fils et cela fait dix années que nous souffrons et que nous n’arrivons toujours pas à faire notre deuil». «Qui a intérêt à manipuler la justice ?» Toutes ces affirmations sont contenues dans les trois lettres adressées au président de la République, en citant à chaque fois l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation portant le N° 633 en date du 18/09/2006. Le père du défunt se demande «qui a intérêt à manipuler la justice», ou «ne veut pas que toute la lumière soit faite sur cette affaire». A ce propos, notre interlocuteur se demande «qui doit me rendre justice, en s’appuyant sur une célèbre citation du Premier ministre anglais Winston Churchill selon laquelle «rien ne peut ébranler un peuple qui croit en sa justice ». Selon une autre lettre adressée au directeur général de la Sûreté nationale, M. Aït Saïd Hamid relate les faits de cette affaire. Il dira que «mon fils Tarek, alors âgé de 19 ans, a été froidement assassiné par la police d’Azazga en date du 7 août 1996 et ce sont les auteurs de ce meurtre qui ont diligenté l’enquête». Des propos confortés par l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation qui a conclu «que les mis en cause dans cette affaire ont poursuivi une voiture de marque Mercedes, malgré que le témoin Dj. H. les ait informé que le véhicule en question appartenait à son ami qu’il attendait. Mais pour ne pas avoir marqué le stop, des coups de feu ont été tirés en direction du véhicule, touchant la victime au niveau de la tête qui a succombé à ses blessures lors de son transfert à l’hôpital ». La même source indique qu’avant cet incident, une altercation verbale a opposé la victime à l’un des policiers au niveau de la maison d’arrêt d’Azazga. De fait, la chambre d’accusation a conclu que les mis en cause dans cette affaire «sont reconnus coupables d’homicide volontaire puni par les articles 254 et 263 du code pénal». Or, pour le père de la victime «tous les dossiers traités par la chambre d’accusation près la cour de Tizi Ouzou ont été examinés et jugés à l’exception de celui relatif à l’assassinat de mon fils». «Moi, Aït Saïd Hamid, fils de chahid et digne fils d’une famille de quatorze martyrs, je jure de ne pas baisser les bras (…) Je demande justice, rien que la justice, mais toute la justice », conclut notre interlocuteur. |
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www.algeria-watch.org
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