Pour répondre à l’offre d’Ouyahia

La CADC opte pour une «concertation avec la base»

Le Quotidien d'Oran, 8 juin 2003

Après avoir été reporté de 24 heures, en raison du décès du délégué d’Illilten, Amar Mahrez, le conclave extraordinaire de la CADC de Tizi Ouzou a débuté dans l’après-midi de jeudi pour ne prendre fin qu’hier, au petit matin.

Lors de l’élaboration de l’ordre du jour, les délégués de haute Kabylie ont relégué, en cinquième position, le point relatif à l’offre de dialogue faite par le Premier ministre. C’est après avoir traité des sujets liés à la solidarité avec les lycéens de la wilaya, dans leur revendication d’un report de l’examen du bac, ainsi qu’avec les sinistrés du séisme du 21 mai dernier, que les conclavistes ont abordé la question du «dialogue ou pas...» avec le pouvoir, suite à l’invitation du Premier ministre.

A l’issue d’un débat houleux, la plénière de la CADC de Tizi Ouzou a rendu publique une déclaration dans laquelle elle déclare «avoir pris acte de l’évolution, au niveau de la forme, dans le discours du pouvoir maffieux et assassin à travers l’offre du chef du gouvernement, laquelle tranche avec toutes les précédentes invitations empreintes d’ambiguïté et de langue de bois». La CADC se demande «quel crédit accorder à une offre en déphasage avec la réalité amère du terrain qui se caractérise par l’emprisonnement de (nos) camarades». Pour les rédacteurs, il s’agit d’un «dialogue préalablement balisé».

Par ailleurs, la CADC, qui évoque une crise de confiance entre les gouvernants et les gouvernés dans notre pays, déclare se méfier des «démarches politiques suspectes quand bien même elles seraient envisagées avec bonne foi».

Enfin, les auteurs de la déclaration ont déclaré leur intention d’engager une large concertation avec la base «à la hauteur des enjeux et des défis de l’heure tant la position à adopter ne peut être que lourde de conséquences».

Mohand Maokli

 

 
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