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Selon la ministre française déléguée au commerce extérieur, Mme Christine Lagarde
Davantage d’implication des entreprises françaises en Algérie
Par Rafik Elias, La Tribune, 18 août 2005
«Beaucoup de choses vont prochainement se faire» et les entreprises françaises vont «s’impliquer davantage sur le marché algérien». C’est ce qu’a laissé entendre, hier à Paris, la ministre française déléguée au commerce extérieur, Mme Christine Lagarde.
Selon l’information rapportée par l’APS, il s’agira donc pour la France de parvenir à davantage d’implication des entreprises françaises en Algérie. Mme Lagarde souligne à ce propos qu’il n’est plus question de «frilosité» de ces entreprises à l’égard du marché algérien. «Beaucoup de choses vont prochainement se faire», a-t-elle ainsi indiqué lors de la conférence de presse tenue hier à Paris pour présenter les résultats du commerce extérieur français au premier semestre 2005. Dans le cas de l’Algérie, ce membre du gouvernement français, toujours selon l’APS, a cité le cas de plusieurs banques françaises désireuses de s’implanter à Alger. A ce propos, l’agence officielle UBIFRANCE, que Mme Christine Lagarde qualifie de «bras armé» du commerce extérieur français, a annoncé l’organisation, en collaboration avec la mission économique de l’ambassade de France en Algérie, le 26 septembre prochain à Alger, d’un colloque sur l’expérience française dans les secteurs de la monétique et de l’informatique bancaire. «En 2005, la priorité est donnée à l’ingénierie bancaire et au développement des cartes de paiement et de retrait», a noté UBIFRANCE en présentant l’extension du réseau de cartes bancaires en Algérie, le portant à un million d’unités en 2006, avec une facilitation des «paiements internationaux en favorisant l’accès du territoire algérien aux réseaux Visa et Mastercard». Toujours selon la dépêche de l’APS, UBIFRANCE souligne que «les entreprises françaises ont tout intérêt à rester attentives aux perspectives d’affaires et de coopération offertes par l’Algérie». UBIFRANCE organisera sur ce thème un séminaire d’information le 15 novembre prochain à Paris. De son côté, MEDEF International –le patronat- a annoncé qu’une forte délégation d’entrepreneurs algériens se rendrait le 29 septembre prochain à Paris pour une rencontre avec leurs homologues français. La rencontre se tiendra, précise l’APS, sur le thème «entreprendre ensemble».
Un projet de programme indique que ce forum sera animé par différents ateliers généraux dont «l’Algérie, un développement confirmé», et «l’accord d’association UE-Algérie et les négociations OMC, conséquences pratiques pour les entreprises françaises et algériennes». Des ateliers sectoriels, note l’agence de presse algérienne, sont également prévus sur notamment les infrastructures de base, les industries mécaniques, métallurgiques et électriques (IMME), les NTIC (communication), la santé, l’agroalimentaire, et les entretiens bilatéraux pour, notamment, les secteurs du textile, de la céramique et de la plasturgie. Par ailleurs, en ce qui est lié au commerce extérieur français au premier semestre 2005, les douanes françaises notent que, dans la zone Afrique, «les échanges avec l’Algérie sont les plus dynamiques». Est enregistrée, selon la même source, une augmentation de 17,4% dans le cas des exportations et de 9,4% pour les importations. Avec le reste du monde, le déficit commercial français a atteint le chiffre record de 11,2 milliards au premier semestre 2005, principalement en raison de la hausse du prix du pétrole. Le déficit de la facture énergétique a été estimé à 17,2 milliards d’euros, indique enfin l’APS.
R. E.
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