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Nacer Djabi et Abdelaziz Rahabi à propos des législatives «Le rendez-vous de la dernière chance pour le régime»El Watan, 21 décembre 2011 Les législatives de 2012 constituent le rendez-vous de la dernière chance pour le régime. Ce dernier est face à un sérieux test à l’issue duquel il sera appelé à choisir entre l’instauration d’une vraie démocratie ou le maintien du statu quo qui aggravera la crise du système algérien. Les participants à la conférence-débat sur le thème «La situation de l’Algérie face aux changements politiques qui s’opèrent dans son environnement régional», organisée hier à Alger par le centre de recherche Amel El Ouma (Espoir de la nation), sont formels sur cette question. Malgré les tergiversations et les louvoiements, le pouvoir, estiment Abdelaziz Rahabi, ancien ministre de la Communication, et Nacer Djabi, sociologue, n’aura pas plusieurs choix. «Le pouvoir est devant deux possibilités, soit il donne des signes d’une réelle volonté de mettre le pays sur la voie d’une vraie démocratie, soit il aggrave la crise du système», déclare Nacer Djabi. Selon lui, le prochain scrutin «est important et sera suivi par le monde entier». «Il est difficile pour un régime habitué aux fraudes électorales d’organiser une compétition libre et transparente. Cette fois-ci, il est obligé de donner des signes de bonne volonté. S’il ne crée pas les conditions idéales pour faire de la prochaine élection un événement important, le taux d’abstention sera plus élevé et c’est toute la démarche des réformes qui sera décrédibilisée. Conséquence : la crise du système sera alors plus aiguë», met-il en garde. Le sociologue envisage deux scénarios pour la transition en Algérie. Le premier sera souple et le second risque d’être violent. Ils seront, dit-il, la conséquence d’un conflit de générations. «Le premier scénario porte sur la passation du pouvoir d’une manière pacifique, entre la première génération (génération de la révolution qui est encore au pouvoir) et la deuxième génération qui est née après l’indépendance et qui participe à la gestion économique et administrative du pays. Cette dernière respecte encore la première génération et la transition peut se faire sans violence», souligne-t-il. S’il ne se réalise pas, c’est le second scénario qui s’imposera. «Il résultera un conflit entre la première génération et la troisième génération (la jeunesse d’aujourd’hui) qui n’a aucune estime pour la première. Dans ce cas, le changement sera douloureux», prévoit-il. Du danger démocratique à l’épouvantail islamiste
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www.algeria-watch.org
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