Communiqué de la présidence de la république

La liste des membres du gouvernement

Par : APS, Liberté, 16 novembre 2008

Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a procédé hier à la nomination du Premier ministre, après la démission du Chef du gouvernement, et des membres du gouvernement.

À la suite de la promulgation de la loi portant révision de la Constitution, M. Ahmed Ouyahia a présenté ce jour à Son Excellence M. Abdelaziz Bouteflika, président de la République, sa démission de ses fonctions de Chef du gouvernement. Il est à rappeler que, parmi ses nouvelles dispositions, la Constitution a supprimé la fonction de chef du gouvernement et disposé en son article 77-5 que le président de la République nomme un Premier ministre.
Monsieur le président de la République a nommé, ce jour, M. Ahmed Ouyahia Premier ministre. Après consultation du Premier ministre, M. Abdelaziz Bouteflika a également procédé, ce jour, à la nomination des membres du gouvernement ci-après :
M. Abdelaziz Belkhadem, ministre d’État, représentant personnel du chef de l’État, M. Nourredine Yazid Zerhouni, ministre d’État, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, M. Soltani Bouguerra, ministre d’État, M. Abdelmalek Guenaïzia, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, M. Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, M. Tayeb Belaïz, ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Karim Djoudi, ministre des Finances, M. Chakib Khelil, ministre de l’Énergie et des Mines, M. Abdelmalek Sellal, ministre des Ressources en eaux, M. Abdelhamid Temmar, ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, M. El-Hachemi Djaâboub, ministre du Commerce, M. Bouabdallah Ghlamallah, ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, M. Mohamed Chérif Abbas, ministre des Moudjahidine, M. Chérif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, M. Amar Tou, ministre des Transports, M. Boubekeur Benbouzid, ministre de l’Éducation nationale, M. Rachid Benaïssa, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, M. Amar Ghoul, ministre des Travaux publics, M. Saïd Barkat, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture, M. Mustapha Benbada, ministre de la Petite et Moyenne entreprise et de l’Artisanat, M. Rachid Harraoubia, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Hamid Bessalah, ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, M. Mahmoud Khedri, ministre des Relations avec le Parlement,
M. El-Hadi Khaldi, ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, M. Nourredine Moussa, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, M. Tayeb Louh, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, M. Djamal Ould-Abbès, ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger, M. Smaïl Mimoune, ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, M. Hachemi Djiar, ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Daho Ould Kablia, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, chargé des Collectivités locales,
M. Abdelkader Messahel, ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des Affaires maghrébines et africaines, Mme Saâdia Djaâfar, ministre déléguée auprès du ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger, chargée de la Famille et de la Condition féminine,
Mme Souad Bendjaballah, ministre déléguée auprès du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargée de la Recherche scientifique, M. Azzedine Mihoubi, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de la Communication.
Par ailleurs, et conformément à l’article 78 de la Constitution, M. Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a nommé M. Ahmed Noui secrétaire général du gouvernement.
Enfin, le président Abdelaziz Bouteflika a chargé le Premier ministre de présenter, en Conseil des ministres, son plan d’action pour la mise en œuvre du programme du président de la République en vue de le soumettre ensuite à l’Assemblée populaire nationale puis de le présenter devant le Conseil de la nation, en application des dispositions pertinentes de la Constitution.

APS


Seul ministre touché par le lifting

Boukerzaza paye ses immixtions et ses initiatives personnelles

Par :Djilali Benyoub

Ce n’est sans doute pas le souci de maintenir l’équilibre de l’alliance au sein du gouvernement qui aurait primé dans ce mini-remaniement.

Aucun changement notable dans le nouveau gouvernement nommé par le président de la République. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Abderachid Boukerzaza, a fait l’exception, puisqu’il a été sacrifié, lui et son département réduit à un secrétariat d’État auprès du Premier ministre. L’équilibre est gardé, mais le FLN perd un siège au profit du RND dont le cadre Mihoubi, directeur de l’ENRS, est promu au poste de secrétaire d’État à la Communication. Mais ce n’est sans doute pas le souci de maintenir l’équilibre de l’alliance au sein du gouvernement qui aurait primé dans ce mini-remaniement. Les prestations de M. Boukerzaza à la tête de la communication et en tant que porte-parole du gouvernement sont souvent passées à côté, allant parfois à contre-sens de “la logique” gouvernementale, contredisant ses collègues sur des questions sensibles.
Il en était ainsi avec le ministre de l’Intérieur et, tout récemment, avec la ministre de la Culture. Le ministre pour lequel s’est battu le FLN — il était ministre de la Ville d’abord, avant de succéder à Djiar à la Communication — n’a pas su s’astreindre à la discipline gouvernementale. Ce qui a souvent créé des dissonances et une certaine cacophonie au sein de l’Exécutif. Situation confuse qui n’a pas manqué de surprendre les observateurs et de donner l’image d’une équipe dispersée.
Au-delà de ses déclarations controversées et en porte-à-faux avec celles des autres ministres, M. Boukerzaza a été bien plus loin que ses prérogatives en mettant le doigt dans des chasses gardées. Il se serait rendu coupable d’avoir pris d’importantes décisions sans consultation aucune. C’est le cas de l’Anep qu’il a prévu de restructurer. En effet, s’appuyant sur le projet médias publics du gouvernement qui prévoyait de regrouper les titres, les nouveaux projets de rotatives, le secteur de l’audiovisuel, entre autres, le ministre de la Communication a pris les devants en élaborant un plan pour l’agence Anep. Initiative personnelle qui n’a pas été du goût des responsables et des ministres. Il enfoncera le clou en continuant dans sa logique avec les dernières nominations au sein de la Télévision nationale. Selon certaines informations, avant de procéder aux six changements dans le staff de la télévision, le P-DG, Hamraoui Habib-Chawki, a eu d’abord l’aval et la caution du ministre de la Communication. Cette manière de faire aurait irrité ceux qui “gardent un œil” sur la télévision, ses responsables et son contenu. L’ENTV n’a jamais dépendu d’un quelconque ministère, mais relève directement de la Présidence, surtout concernant le volet informationnel. Et M. Boukerzaza aurait touché là où il ne fallait pas, donnant une raison supplémentaire pour le changer. Il a mis également le directeur de la télévision dans une posture délicate. Son prédécesseur Djiar a failli être éjecté pour moins que cela.
En définitive, ce changement remet les choses à leur place, c’est-à-dire un gouvernement sans département de la communication. Il avait fonctionné des années durant comme tel avant le forcing du FLN qui trouva en ce poste vacant le moyen de gagner un autre portefeuille. Mais qui ne semble pas vraiment lui réussir. Bien au contraire, il vient de lui consommer deux ministres sans contrepartie politique. Hormis les incidents et les frictions.

Djilali B.

 
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