|
|||||
Algérie : Bouteflika pris à son propre piège?www.risques-internationaux.com, 05/10/05 Le président Bouteflika aurait-il été piégé par les agents de l'Etat chargés de la supervision des résultats du référendum du 29 septembre sur la paix et la réconciliation, eux-même sous la coupe de la police politique (le DRS, "Département Renseignement et sSécurité", l'héritier de l'ancienne Sécurité militaire, qui quadrille l'Algérie, en général, et surveille les fonctionnaires de l'Etat, en particulier) ? C'est, en tout cas, ce qui commence à se murmurer, à Alger, car le silence du Chef de l'Etat, après la victoire apparemment éclatante de la consultation du 29 septembre, en intrigue plus d'un : à la suite d'une campagne tonitruante, où il avait été omniprésent, il s'est en effet contenté de faire une déclaration assez plate en Conseil des ministres, pour annoncer les prochains décrets d'application de la Charte. Le fait que le journal El Watan (dont les liens avec certains clans militaires ne sont un secret pour personne) ait lancé l'offensive sur les fraudes qui ont émaillé le processus référendaire (essentiellement pour gonfler le taux de participation, multiplié par 3 ou 4, selon l'un des articles publiés aujourd'hui dans ce quotidien) laisse, en tout cas, supposer que la volonté de tourner en dérision l'initiative présidentielle était probablement préméditée . D'autant que cette petite vengeance contre un président suspecté de vouloir trop de pouvoir est sans danger pour les généraux, et les forces de l'ordre algériennes, en général : elle ne devrait pas les empêcher d'obtenir l'amnistie pour l'ensemble des poursuites qui pourraient leur être intentées sur la base des faits commis durant la dernière décennie. Algérie : Charte pour la paix, état d'urgence et tensions dans l'appareil exécutif de l'Etatwww.risques-internationaux.com, 03/10/05 Même si la levée de l'état d'urgence pouvait apparaître comme la conséquence logique de l'adoption, par référendum, le 29 septembre dernier, de "la charte pour la paix et la réconciliation", et qu'elle figure dans les textes d'application de la charte, encore à paraître, il n'en sera probablement rien. Le ministre de l'Intérieur, Yazid Zerhouni justifie son maintien, dans tout le pays, jusqu'à une date indéterminée : " Tant qu'il y aura un seul terroriste encore en activité, la levée de l'état d'urgence ne sera pas d'actualité ", a-t-il affirmé hier, après avoir commenté le résultat du référendum comme étant une "adhésion populaire massive " à l'initiative du chef de l'État. Même si les tensions paraissent de plus en plus fortes entre le président Bouteflika (dont Zerhouni est très proche) et son premier ministre Ahmed Ouyahia , les deux clans (celui du FLN et du président, d'une part, celui du RND et du chef de gouvernement, d'autre part) sont au moins d'accord sur ce point. |
Redditions - Réconciliation - Amnistie | ||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||