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DES
CELLULES ARMÉES INTERCEPTÉES EN LIBYE
Le
Gspc voulait libérer Le «Para»
L'Expression,
05 juillet 2004
L’importance d’Amari Saïfi est à ce point capitale
pour qu’on tente pour lui le tout pour le tout.
Le flou et les tergiversations qui ont entouré la capture, par
le Mdjt tchadien, d’Amari Saïfi dit Abderezak Le Para, semble
avoir donné des idées aux hommes du Groupe salafiste pour
la prédication et le combat (Gspc) qui ont tenté de voler à son
secours via le territoire libyen.
Les cellules opérationnelles de la zone 5 du Gspc, qui ont été sous
le commandement d’Abou Ibrahim Mustapha, et de l’axe Tébessa-Oued
Souf, qui ont annoncé leur ralliement au Gspc, en 2002, ont dépêché,
semble-t-il, «à la hâte» des hommes qui pourrait,
via la Libye, partir jusqu’au Tibesti pour soit libérer
par la force, soit «racheter» moyennant une forte rançon,
le chef d’un Gspc qui se retrouve dangereusement sans chef.
Selon le journal du dimanche (JDD), citant une source du «contre-espionnage
européen», plusieurs membres du Groupe salafiste pour la
prédication et le combat algérien (Gspc) ont été interceptés
il y a dix jours par les services de sécurité libyens.
Il s’agissait de «terroristes prêts à agir» appartenant
au Gspc d’Amari Saïfi dit Abderrezak Le Para, selon le JDD,
qui ajoute que l’organisation est «clairement en train de
préparer des attaques terroristes sur le sol africain».
Ceux-ci, enchaîne le JDD, «doivent viser des intérêts
européens - y compris français - et américains,
qu’ils soient économiques, diplomatiques ou touristiques».
Toujours selon le quotidien dominical, les services libyens ont découvert
que «le Gspc avait établi une base d’opérations
dans le massif montagneux et désertique du Tibesti, au nord du
Tchad».
«
Les Libyens comprennent aussi que le Gspc enrôle à tour
de bras des volontaires tchadiens, soudanais, libyens, maliens ou mauritaniens»,
poursuit le JDD qui spécifie que «tous sont entraînés
au maniement des explosifs grâce à des équipements
très sophistiqués».
Le Gspc a semble-t-il investi plusieurs bases opérationnelles
dans la vaste bande du Sahel, où il a déposé une
logistique de guerre que lui permettait l’argent en sa possession.
Il est aujourd’hui avéré qu’il possède
des connexions très fortes avec des groupes rebelles locaux au
Mali, au Niger, au Tchad, et même en Mauritanie, où il s’est
allié à une faction constituée d’anciens militaires.
Le risque pris par ce groupe d’hommes du Gspc peut certainement
répondre à la nécessité de se doter d’un
chef. La mort de Nabil Sahraoui et de Abi Abdelaziz, la mystérieuse «disparition» de
Hassan Hattab, le «recul» d’Abdelhamid Saâdaoui,
chef de la zone 2 et de l’Algérois ne laissent pas le choix à un
groupe qui cherche désespérément à retrouver
un chef à la mesure de ses ambitions.
Fayçal OUKACI
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