Lors de la plus importante opération militaire depuis la mort de l’émir Sahraoui

Un commandant d’Al Qaïda abattu à Boumerdès

El Khabar, 28 avril 2007

L’Organisation Al Qaida au Maghreb Islamique ancien GSPC a perdu, avant-hier vers quatre heures de l’après-midi, un commandant de terrain actif, dans une opération militaire qualifiée de plus grand coup porté à l’organisation terroriste, depuis la mort de l’émir Nabil Sahraoui et trois de ses compagnons durant l’été 2004. Il s’agit de Samir Saâyoud, connu sous le nom de « Massaâb », qui a été abattu par les forces de l’armée dans la région de Si Mustapha dans la wilaya de Boumerdès.
Des sources bien informées ont indiqué que Saâyoud s’apprêtait à sortir de la forêt, lorsqu’une patrouille de l’armée lui a demandé de s’arrêter pour un contrôle d’identité, mais le commandant terroriste a refusé et a vite paniqué, pour sortir son arme et échanger des coups de feu avec les militaires, durant moins d’une minute, avant que « Massaâb » ne succombe.
Selon l’APS, Saâyoud était le numéro deux de l’organisation terroriste. El Khabar a appris qu’il était un jeune militant au sein du Front islamique du salut (FIS) à Lakhdaria. Il fut emprisonné de 1993 à 1998, et c’est là qu’il a entretenu de nombreux contacts avec de futurs terrorises. A sa sortie, « Masaâb » a rejoint la deuxième région du Groupe islamique armé (GIA), qui l’a chargé de la mission du recrutement au sein de ses rangs, jusqu’à la fin 2000.
Dans son numéro du 20 mars dernier, El Khabar avait révélé que Saâyoud avait échappé de justesse à une embuscade tendue par les services de sécurité à Mostaganem, lors de la saisie des « investissements » du groupe.

2007-04-28
Par H. Yes/ Traduit par F.L

 


Dans un communiqué accompagné de photos

Al Qaïda confirme la mort de Massaâb

El Khabar, 28 avril 2007

Al Qaïda du Maghreb islamique a confirmé la mort du terroriste Samir Saâyoud appelé « Massaâb », par les militaires, mais elle a nié qu’il soit le deuxième homme dans les rangs de l’organisation. Elle a nié aussi sa responsabilité dans les attentats du 11 avril dernier, qui ont secoué la capitale.
L’organisation a publié un communiqué hier, sur son site Internet, où elle indique que Saâyoud est mort dans un affrontement avec une patrouille militaire, près de la ville de Si Mustapha dans la wilaya de Boumerdès. Le document a ajouté que Masaâb n’est pas le deuxième homme dans l’organisation, ni le troisième, le dixième ou le vingtième. Le communiqué n’a pas non plus dévoilé le nom de la personne qui suit l’émir Abdelmalek Droudkal, appelé « Abou Mussâb Abdelouadoud », dans la pyramide de l’organisation.
Le communiqué a nié la responsabilité de « Masaâb » dans les dernières explosions effectuées par trois des membres de l’organisation, le 11 avril dernier. Il a indiqué que les commanditaires étaient plutôt des dirigeants de terrain, indiquant que « chacun de nos soldats est un commandant, et le bras droit de l’émir ».

2007-04-28
Par H.Y / Traduit par F.L

 
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