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La justice otage de la politiqueEl Watan, 13 novembre 2010 Quels sont les rapports entre la justice et la politique, ou, plus pr écisément, la première échappe-t-elle à l’emprise de la seconde ? Après l’Espagne et la Belgique, la Grande Bretagne s’apprête à revoir sa loi, et comme dans les deux premiers cas, c’est Israël qui en est la cause. Le Foreign Office a répondu aux pressions d’Israël qui en a fait la condition de la poursuite de la relation stratégique qui lie les deux parties. Les Israéliens le disent clairement, en indiquant que la révision de cette loi constituait «la priorité numéro un de l’agenda» de la visite du chef du Foreign Office et qu’Israël avait différé la reprise de son «dialogue stratégique» avec Londres dans l’attente de cet amendement. Ce «dialogue stratégique», qui aurait dû se tenir en Grande-Bretagne en octobre, n’a pas eu lieu, a-t-on indiqué de source diplomatique. «La législation sera présentée dans un très proche avenir» au Parlement, selon les autorités britanniques. Selon les médias israéliens, le ministre israélien pour les services secrets, Dan Meridor, a récemment annulé une visite en Grande-Bretagne à la suite d’informations selon lesquelles il aurait fait l’objet d’une plainte pour son rôle dans l’abordage sanglant, le 31 mai, par la marine israélienne d’une flottille humanitaire internationale à destination de Ghaza. La liste des dirigeants israéliens poursuivis pour crime est bien longue. L’ex-ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, visée en décembre 2009 par un mandat d’arrêt d’un tribunal britannique, sur plainte de Palestiniens pour l’offensive israélienne meurtrière à Ghaza en décembre 2008/janvier 2009, a dû renoncer à un déplacement. La justice belge, rappelle-t-on, avait même inculpé l’ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon, démontrant à l’époque que l’immunité ne met pas fin aux poursuites. Mais elle a changé sa loi en 2003, cédant, en ce sens, aux pressions qu’elle subissait. Même situation en Espagne où le Sénat limita, le 19 mai 2009, la loi de compétence universelle, celle-ci ne devant plus s’appliquer qu’à des plaignants de nationalité espagnole ou à des suspects présents sur le territoire de l’Espagne. |
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www.algeria-watch.org
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