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Fondation du 8 Mai-1945 La notion de crime contre l’humanité doit être introduite dans le code pénal algérienpar N.O., Le Jeune Indépendant, 24 octobre 2005 La notion de crime contre l’humanité doit être introduite dans le code pénal algérien pour juger, sur le territoire national, notamment les responsables des crimes commis à Paris le 17 octobre 1961. C’est ce que le secrétaire général de la fondation du 8 Mai-1945, M. Mekhloufi Aoulia, a souhaité lors d’une rencontre tenue, samedi à Alger, à l’occasion du 44e anniversaire de la manifestation du 17 octobre 1961. Le conférencier a qualifié de crimes contre l’humanité l’ensemble des actes répressifs de la France lors des manifestations du 8 mai 1945 en Algérie et de celles du 17 octobre 1961 en France. Organisée sous le thème «17 octobre 1961 : un déni de justice et 17 octobre 1961: contribution de la femme dans le combat libérateur», la rencontre a été l’occasion pour les participants, en revenant sur cet événement accablant, d’insister sur le fait que la répression sanglante qui a transformé en un bain de sang une manifestation pacifique de milliers d’Algériens est un «crime d’Etat». Revenant sur les causes directes de la marche pacifique, des historiens révèlent que le couvre-feu imposé uniquement aux émigrés algériens est un acte purement raciste. Le geste de la France, disent-ils, est non conforme aux lois de la République. L’article n° 02 de la Constitution française de 1958 stipule que l’Etat doit assurer la protection de tous ses citoyens sans aucune exception. Aucun policier ou gendarme responsable des dépassements enregistrés ce jour-là, sur les 5 000 mobilisés, n’a été jugé ni inquiété, regrette-t-on. De ce fait, les historiens et les hommes de loi ainsi que des moudjahidine ont appelé à la reconnaissance des souffrances endurées par le peuple algérien du fait du colonialisme français. Cette démarche est plus que nécessaire, notamment pour les générations futures, indiquent-ils. Le devoir de mémoire, selon les participants, incombe à tous les Algériens, pour faire connaître aux jeunes le lourd tribut payé par leurs aînés, et afin qu’ils puissent vivre en bonne conscience dans une Algérie libre et indépendante. Cela a été également l’occasion, pour les témoins de cette manifestation, comme la moudjahida Akila Ouared, de rappeler le courage des femmes algériennes qui ont bravé tous les dangers et toutes les angoisses en organisant ce genre de marche. Elles auront, selon elle, créé la grande surprise pour l’armée française. N. O. |
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www.algeria-watch.org
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