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Après le gel de leur grève par la justice Les vétérinaires comptent faire appelLe Quotidien d'Oran, 13 octobre 2005 Le Syndicat national des vétérinaires fonctionnaires de l’administration publique (SNVFAP) fera appel à la décision de justice qui a été prise lundi de geler la grève nationale de trois jours à laquelle il avait appelé, et souhaite l’arbitrage du président de la République. Lors d’une conférence de presse organisée hier à l’Institut national de la médecine vétérinaire (INMV), le secrétaire général du SNVFAP, M. Kaddour, et d’autres membres de la direction, s’est exprimé sur les derniers développements à la suite de la grève et a tenu à rappeler à l’opinion publique les démarches entamées auprès des pouvoirs publics avant de décider du déclenchement de l’arrêt de travail. «Le début de ces démarches remonte à février 2005, rappelle-t-il, lorsque nous avions organisé la première réunion avec des représentants du ministère de l’Agriculture pour leur faire part de nos revendications de revalorisation du régime indemnitaire». Les discussions n’ayant pas abouti, le syndicat lance son premier préavis de grève en mai dernier. «A la veille de la grève, on nous a appelés du ministère de l’Agriculture pour nous signifier qu’une réunion allait être programmée avec des représentants du ministère des Finances et de la Fonction publique». Lors de cette rencontre, «nous sommes arrivés à un accord avec les représentants des pouvoirs publics pour la revalorisation des indemnités de documentation, de contagion, et l’indemnité spécifique globale». L’accord devait être porté noir sur blanc sur un PV. Ce qui n’eut pas lieu à ce jour. «Et devant la fuite en avant du ministère de l’Agriculture qui n’arrive pas à assumer un accord, nous étions dans l’obligation de recourir à une grève limitée à trois jours», expliquent les syndicalistes vétérinaires. Quel est le salaire des vétérinaires de la fonction publique ? «14.000 DA pour un docteur vétérinaire débutant et 21.000 DA pour un principal en chef qui totalise plusieurs années d’expérience», affirme le SG du syndicat qui considère ces salaires comme «ridicules» eu égard à la charge de travail et la responsabilité, relevant de la santé publique, qui incombe aux vétérinaires. Pour ceux qui s’interrogent sur le timing de ce mouvement de grève, les syndicalistes précisent que «les vétérinaires n’étaient pas structurés auparavant» et que l’agrément du SNVFAP ne leur a été accordé qu’au mois de mai 2005. Revenant sur la décision de justice de geler la grève à son 3e jour, M. Kaddour affirme que l’huissier de justice s’est bel et bien déplacé à l’INMV pour leur remettre la convocation pour le tribunal mais, précise-t-il, «aucun des six membres de la direction du SNVFAP n’était présent à l’INMV, car nous étions sur nos lieux de travail dans nos wilayas respectives». A la question de savoir si au ministère de l’Agriculture on dispose des coordonnées respectives des membres de la direction du syndicat pour les informer du recours à la justice, le SG répond par l’affirmative. «Nous avons appris par la presse de la décision du gel de la grève», ajoute-t-il en précisant qu’à ce jour, «la décision de la justice ne nous a pas été notifiée par écrit». «De toute façon, assure M. Kaddour, dès que nous obtiendrons la copie du jugement nous ferons appel immédiatement». «Nous allons rebondir, jusqu’à ce que l’accord de revalorisation des trois indemnités obtenu en mai dernier soit respecté par les pouvoirs publics». Les intervenants lors de cette conférence de presse regrettent l’attitude du ministère de l’Agriculture qui «au lieu de nous aider à obtenir nos droits, tente d’arrêter notre mouvement de grève pourtant limité à 3 jours». Les animateurs du syndicat des vétérinaires sont d’autant plus déçus de la position du ministère de l’Agriculture que ce dernier «connaît parfaitement notre situation et sait dans quelles conditions nous travaillons», affirment-ils. «Notre profession a été négligée alors qu’elle figure parmi les plus importantes dans les pays développés étant donné la sensibilité de notre mission», déclare le SG qui estime que les conditions de travail des vétérinaires sont largement en deçà de la charge qui leur est imposée. «Des instructions nous arrivent tous les jours de la part du ministère, mais sans moyens pour travailler. Pas même des véhicules pour nous déplacer ou des tenues spéciales pour nous protéger des maladies». Et d’avertir à propos des conditions de travail et le risque de grippe aviaire que «les vétérinaires ne vont pas aller les mains nues». Mohamed Mehdi |
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www.algeria-watch.org
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