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L'ALGÉRIE
SERA MEMBRE DE L'OMC AU COURANT DU PREMIER SEMESTRE 2004
Une
accession liée à la libéralisation des hydrocarbures
Le
Soir d'Algérie, 30 juillet 2003
L’Algérie a de très fortes chances d’accéder
à l’Organisation mondiale du commerce avant la fin du premier
semestre de l’année prochaine selon le représentant
de la division du commerce international auprès de la Conférence
des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED)
Norbert Lebalé.
Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) - Ce dernier, qui intervenait
hier en marge des travaux du séminaire de vulgarisation sur l’accession
de l’Algérie à l’OMC, tenu à l’hôtel
Sheraton- Club Des Pins, a relevé à ce propos l’avancement
positif des négociations multilatérales entre notre pays
et les membres du groupe de travail chargé du dossier de cette
accession et qui tiendra probablement une sixième réunion
au courant du quatrième trimestre de l’année en cours.
Toutefois, ces négociations semblent achopper sur l’avancement
des discussions bilatérales essentiellement entre l’Algérie
et les Etats-Unis qui ont récemment adressé à notre
pays vingt questions, pour la plupart relatives à l’épineuse
question de l’accès aux marchés des marchandises.
Un constat relevé par le consultant auprès de la CNUCED
et chargé du dossier des pays arabes, Saïd Kahria, qui a évoqué
l’insistance des Etats-Unis quant à la libéralisation
des hydrocarbures et conditionnelle selon lui à l’investissement
américain et la pénétration des multinationales de
ce pays dans le marché algérien. Une conditionnalité,
voire une concession, certes démentie par les négociateurs
algériens, mais qui sera cependant déterminante, sans toutefois
être à même de constituer un facteur d’annihilation
des démarches entreprises et des avancées positives avérées,
dans l’accession de notre pays à cette organisation multilatérale
de régulation des échanges commerciaux mondiaux. Par ailleurs,
les négociations multilatérales restent encore assujetties
tant à la problématique des subventions à l’exportation
et du soutien à l’agriculture qu’à celles de
la politique des prix, la fiscalité et la transparence dans la
conclusion des marchés publics. Mais aussi en rapport à
l’avancement des discussions entamées sur le degré
d’ouverture du marché algérien en termes de consolidation
des droits de douane, de la demande algérienne d’une période
de transition de douze années, voulue être ramenée
à cinq ans par nos partenaires, en vue d’une bonne adaptation
des filières industrielles, d’une meilleure marge de manœuvre
et de mesures de sauvegarde et à l’ouverture des services,
9 secteurs sur 11 ayant été cités dans les offres
récemment transmises par l’Algérie au groupe de travail,
et ce, à l’exclusion des secteurs "sensibles" de
la santé et de l’éducation. D’autre part, le
coordonnateur des négociateurs algériens a évoqué
la finalisation avant décembre 2003 du processus de mise en conformité
de nos législation et réglementation avec les accords de
l’OMC, les trois textes législatifs et réglementaires
restant à adapter étant ceux relatifs à la propriété
intellectuelle, les redevances douanières et les défenses
commerciales. En somme, les négociations doivent être clôturées
avant l’échéance de la reprise en juin prochain des
discussions relatives au cycle de Doha. L’accession définitive
de notre pays se fera sur la base du rapport final qui sera présenté
lors de cette réunion du groupe de travail.
C. B.
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